27 septembre 2008

Les histoires de Q finissent molles...

 

mante_religieuse_3.jpg

D'abord ce fut l’extase du premier jour du printemps. Il faisait froid mais nous avions très chaud. Comme une révélation pour nos deux corps qui se trouvaient. Une alchimie de peaux à laquelle nous avions du mal à croire. Alors nous avons souhaité la vérifier. Pas de doute possible : l’entente sexuelle n’a rien à voir avec celle des têtes ou des cœurs.

Alors ce fut l’été. Le plaisir de se retrouver n’avait d’égal que le manque. Nous étions devenus accro, chose qu’il exprimat, une nuit d’ivresse, avec de mauvais mots. Sa déclaration d’amour signifiait dépendance sexuelle. Mais certes. Elle alla de pair avec une confusion des sentiments, chacun à notre manière. Il me présenta ses amis, commença à vouloir sortir avec moi. Je commençais à y prendre goût mais finalement voulais seulement qu’il rentre, plus souvent, plus encore.

Alors ce fut l’automne. Le désir ne s’exprime plus. Les faux plans se ramassent à la pelle. Lorsqu’il daigne venir, il est fatigué. J’aime aussi dormir avec lui alors au début je pardonne. Mais en vrai ça devient grave. Parfois j’ai envie de le frapper. Tant mieux s'il n'assure plus, j'aurai moins de mal à m'en passer, me dis-je en rongeant mon frein au lieu de mordre l'oreiller.

Je pense que si les mantes religieuses bouffent les mâles après le coït c’est qu’elles n’ont pas été satisfaites.