26 novembre 2008
Réflexions à haute frappe
Je n’aime pas mes mauvais pressentiments.
Je tâche de me préparer. Sans amour pour supporter. Sans amour pour supporter.
Sans l’amour pour mieux affronter. Sans l’amour pour moins souffrir.
(Janvier 2007)
Ces mots de moi d’un autre temps que je retrouve par hasard, ces mots d’un temps où il vivait encore ; mal. Ces mots de moi qui me préparais à une crise maniaque et étais en colère de devoir m’y préparer. (Contre moi, d'abord, contre moi, culpabilisant)
Je suis fatiguée de ça. Fatiguée de porter ma croix. Je voudrais être insouciante en vrai, je n’en peux plus de l’introspection, de devoir fouiller où ça fait mal. Parce que oui, putain, ça fait mal.
Je suis fatiguée de la peine qui revient. Je voudrais parfois retrouver les petits chagrins normaux. Des petites larmes de fatigue sans raison. Maintenant j’ai toujours une raison. Toujours la même.
Je sais bien, je sais bien que je vais devoir affronter ça, repenser à la maladie. SA maladie, putain, j’arriverai à le dire un jour ?! Ce n’était pas la mienne. Pas la mienne. Mais je l’ai portée aussi, et j’en garde des traces.
Même sans sa mort, j’étais marquée.
J'ai parfois besoin de le redire : j'aurais préféré mille crises.
Même sans amour pour supporter.
00:02 Publié dans Presque pas mal | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : heureusement que j'ai des masseurs de cicatrices, encore une note déprime, pourtant ça va, sinon, et vous ?

