28 août 2008
Sentimentale en diable
"Les hommes sont tous des crétins, jusqu'à preuve du contraire.", dit le livre. Mais, bien sûr, c'est à nous de changer. À nous d'adapter notre comportement au leur. À nous de faire ou ne pas faire (le premier pas, coucher le premier soir, sucer le deuxième...), d'être ceci celle-là plutôt que nous-mêmes pour les garder.
Je suis fatiguée de ça. Fatiguée de manipuler, de stratégiser, de calculer. Mon inconscient retient déjà beaucoup. Si je dois maintenant le faire consciemment... Je resterai telle que je suis, telle que je peux me montrer, avec toutes mes défenses auto-immunes, toutes mes qualités intra mouillées. Parce que merde, si c'est le bon (même pour peu de temps), il doit me prendre comme je suis.
Alors je m'en tape. Je n'ai pas de temps à perdre. J'aurais été amoureuse 3 jours depuis la mort du Mari. 3 jours, c'est toujours ça de pris: je sais que c'est possible. À sens unique toujours.
Alors, c'est vrai, j'ai du mal à me dire, oui, je préfère maîtriser - quitte à passer pour dure - plutôt que m'enticher comme d'hab de connards invétérés, inventés juste pour ma (bonne) cause.
Je ne cherche plus, c'est fini. Je ne me montre peut-être pas très disponible, parce qu'en effet, il y a de l'amant dans l'air, il y a de la relation qui s'amplifie, et des amis mâles... qui m'aident à m'y voir plus claire. Ou encore plus floue. Mais qu'ils aillent se faire foutre, ceux qui ne comprennent pas, ceux qui ne veulent pas comprendre que je m'assume, j'assume tout de ce que je suis. Ma grande complexité intérieure autant que ma simplicité exté-rieuse. J'assume tout. Mes erreurs, les leurs, mêmes, parfois, je les comprends. Je comprends mais je n'ai pas de temps à perdre. Ca me fait de belles jambes de comprendre.
Toujours pas d'histoire qui puisse être qualifiée d'amour.
Peut-être que ça viendra quand je m'y attendrai le moins, peut-être que ça me tombera dessus sans que j'y comprenne rien (blabla).
Pour l'instant, je ne suis qu'une amante, et je donne mon amour à mes amis seulement, à mes amis d'abord. Pour l'instant je suis trop matisée pour ne pas tout contrôler, et souffrir du non contrôle.
Pour l'instant je me laisse faire, me laisse aller. Libérée et libérale.
Et je donne. Malgré tout, malgré moi, malgré lui. Je lui donne. Tout l'amour que je porte aux hommes.
La femme est le chef d'oeuvre de Dieu, surtout quand elle a le diable au corps (Alphonse Allais)
23:49 Publié dans Presqu'en face | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : un peu aigrie ce soir-là, me suis adoucie depuis, mad season ;), les hommes veulent des mars, les femmes veulent des cunis

