13 septembre 2008

Pourquoi faire simple quand on peut faire compli-Q?

Je suis gentille. Je n’attends pas. « Ce week-end peut-être ? ». Le week-end commence le vendredi soir, non ? Je suis patiente. J’ai très envie de lui alors je ne refuserai pas. Je suis gentille mais je ne ferai pas non plus la demande. Il s’agit juste de baiser, on va pas se compliquer la vie. Je suis gentille. La présentation à ses potes était de trop. Mais je n’ai rien dit, je suis gentille. J’ai eu peur du tournant pris et finalement c’est lui qui se montre distant. N’importe quoi ces mecs. Nan, je suis gentille. Je n’attends pas. Il est aussi simple que je suis compliquée, c’est dire. Je ne ferai pas d’histoire. Je n’attends pas. On baisera. Moins bien que d’habitude parce que je serai toujours un peu en colère. Il dira que je suis trop ironique, mordante, moqueuse. Parce que je ne suis pas toujours gentille, en fait. Je n’attends pas. Je peste. Parce que j’ai besoin, entre deux coups, que soit attisé le désir. Et que ce n’est plus le cas. Il mériterait que je ne veuille plus le voir. Que je lui foute ses pokes dans le cul jusqu’à la scirose. Mais je suis gentille*.

 

Illustration sonore : Charlotte parfois - Pour tes fesses

 

 

* Il me baise vraiment vraiment vraiment bien et je suis romantiqueue.