14 février 2009

Retour 2 f(l)emmes

To do:

Sortir de la moyenne, si possible par là...



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18 décembre 2008

Ressentir, (un point) c'est tout.

Parfois je suis fatiguée d'analyser mes sentiments. Même quand j'y arrive. Je suis épuisée de (me) comprendre : AND SO WHAT ?!

Ça m'aide à vivre, vraiment ? À vivre vraiment ?

 

 

Jeanne Cherhal & Jacques Higelin - Je voudrais dormir

30 octobre 2008

Dream a little dream

« À qui désespéré désire et croit encore,
être exaucé procure une joie sans pareille.
»

(Catulle)

 


...better than a dream. And not just because it's real.



Illussonore : Ella Fitzgerald & Louis Armstrong

 

19 octobre 2008

Entre l’envie et la vraie vie y’a la distance*

Il y a des mots que je pensais désormais interdits. Difficiles à entendre, impossibles à redire.
Je les croyais enfouis, enfuis, loin, loin dans le temps et l’espace. Presque enterrés avec celui qui les inspirait, les respirait.

Et puis un homme m’a dit que ce serait gâcher que de les laisser aux cons, ces mots-là.
Et comme je suis vraiment super influençable (et pas con), peu de temps après j'ai eu envie de les lui écrire, à cet homme-là.


(Bientôt je saurai s’il est trop tôt pour dire … trop tôt pour me l’entendre dire…)

 

 

Illustration sonore : Emiliana Torrini - Crazy love


* Les Têtes Raides, in Le Théâtre des poissons

08 septembre 2008

jarivplu...

 

27 mai 2008

Un mot de toi…

Et je me sens replonger dans quelques envoûtants délices.

Pouvoir enfin m’oublier en ta faveur.

Mes yeux plantés dans les tiens, je suis déracinée.

Tendre chair envolée. Aimée,

Un doux moment de flottement...

22 mai 2008

Tréfonds

Je me suis fait mal et j’en étais consciente. J’ai suicidé ce tendon à petit feu. Je l’ai trituré de l’intérieur, je l’ai bousculé. J’avais mal, oui. Mais je m’en foutais. Le corps, je m’en foutais. Se faire payer par la douleur physique. C’est ça. Tellement ça. Je me suis infligée une douleur physique par culpabilité. Masochiste.

Toujours quelques angoisses. L’excitation d’être arrivée à la ville, d’avoir mon premier chez moi, d’avoir du temps, retombe un peu. Je ne sais pas comment je pense au Mari. Je pense à lui, mais pas forcément aux causes et aux conséquences de sa mort. Parce que cela m’a assez torturée. Mais ce sera toujours là, toujours en moi, latent, m’attendant au tournant.

2005860889.jpg La reconstruction. Je me construis un nouveau corps, je le sculpte. Malgré moi. Non. À cause de cette blessure que je me suis infligée. J’en suis donc responsable. Mon corps exprime un renouvellement, une reconstruction. Et j’ai mal partout. J’ai mal partout, personne pour s’occuper de mon corps pour l’instant. Ce qui est doit être. Il se pourrait que je sois vraiment une femme fataliste. Ce qui est doit être. Tout est bien. J’accepte la mort du Mari dans cet état d’esprit-là. Mon corps se muscle pendant que je fume. Je le pourris de l’intérieur. Encore.

Je ne pense plus au Mari en pensant qu’il me voit. Nous sommes séparés. Plus aucun sentiment. Je ne pleure plus. J’angoisse à la place. Je ne suis pas guérie, oh non. Me battre, abattue. Ma psy me répétait sans cesse que c’était un combat, que je menais ce combat. Contre quoi ? la dépression toujours, sans doute. Les idées morbides. L’inconfiance en la vie. La douleur.

Besoin de me créer des nouveaux repères. Ils ont tous changés. Un homme m’aimait. C’était sûr, c’était rassurant, c’était mes fondations sentimentales. Fondamentales. Tout perdu. Perdu ma part de lui. Lui en moi. L’un dans l’autre. L’une sans l’autre désormais.

Meurtrie je suis, pas meurtrière. Meurtrie, blessée, fêlée. Vidée de mes entrailles. Plaie ouverte, béante. Malgré la cicatrice. Ma première opération chirurgicale. Mon premier amour. Ai déchiré ce tendon en souvenir de toi. Masochiste.

J’ai utilisé ma force pour des choses qui me paraissent dérisoires aujourd’hui. Le travail, le quotidien. Moyens nécessaires pour retrouver des repères et continuer à vivre un semblant de vie. Ce qui était ma vie. J’ai utilisé ma force. Tout utilisé. Usé de ma force. Usée de ma force, surtout. Me suis montrée plus fragile que jamais, mais plus forte aussi. Je t’ai survécu et me demande toujours pourquoi. Comment. Je t’ai survécu, mon amour, et les larmes coulent maintenant. Comment j’ai fait ? comment je fais ?
Je t’ai survécu. Je ne sais plus si je voulais mourir avant toi. Trop tard.
Je t’ai survécu et j’ai l’impression d’être saoûle.

Je ne sais pas si tu me reconnaîtrais. Si, sans doute. Les autres oui. Ils me retrouvent, je crois, et ça leur fait plaisir. Mais toi, le fond de moi, tu le reconnais ? toi qui me connaissais si bien, si juste ? tu me connaissais au cœur.

Elle m’avait dit que tu lui disais souvent « un jour je vais me foutre en l’air ». Et c’est précisément ce que tu as fait. Tu t’es confié à l’air, jeté dans le vide pour échapper au tien, à ton trop plein, plutôt. Et j’en suis toujours triste et souffrante. À moi tu ne l’as jamais dit, et j’ai pleuré parce que c’est beau que tu m’aies protégée ainsi.

Tes photos pour ressasser le passé. Tes photos pour me rappeler que je me bats. Les miennes pour me rapprocher de la vie. Les tiennes pour me raccrocher à celle que nous avons eue en commun. Toujours cette idée que nous avons eu un enfant. Nous l’avons conçu, lui avons donné vie sans le mettre au monde. Et cet enfant me manque.

C’est moi maintenant la femme désertée. Il me manque quelque chose. Brisée. Meurtrie. Fêlée. Grave toujours au fond. Dans le fond du fond. Du fond de moi. Ce soir je ne suis là pour personne. Personne. Je ne suis là pour personne. Que pour moi. Et mon amour.

Oui, je suis fatiguée, non, je n’ai pas assez dormi. Oui il fait trop sombre maintenant. Je suis fatiguée. Ce soir je rêverai d’un câlin de toi, mon amour, de tes bras, tes grandes mains. Je prendrai un cachet, aussi.
 
 
 
Illustration: Femmes à la couverture, Berlinde De Bruyckere

12 janvier 2008

La boite d’autoroute

Ça commence comme dans un clip de R&B bling-bling, mais sans le bling-bling.

A l’entrée, videurs à têtes de bouledogue. Ils prennent leur air le plus méchant. L’impression de pénétrer une prison. 

Passons  le tarif entrée + boisson, et tant qu’on y est le vestiaire à 5€ par article. Ok j’exagère un peu, mais pas de beaucoup… 

A peine arrivées, ça empeste la testostérone. Nous sommes scannées des seins à la chatte, par des mâles dans toute leur splendeur, comme si nous n’étions que de vulgaires morceaux de viande à fourrer. Vraiment. Effrayant.

En ce qui concerne la gente féminine, principalement, des fausses blondes sur le retour. De moins vieilles qui se trémoussent sur les barres de pompiers, mais sans les pompiers.

Le tout sans aucun 2nd degré bien sûr, tout ce monde se prenant très au sérieux.

Fffffffff, au secours... - On s’en va ? – oh, oui, enfin, vite !

Nous aurons tenu quand même tenu 90 minutes.

 

Un autre monde, à quelque kilomètres de chez nous…

12 décembre 2007

Noël, un joyeux Noël…


Décos de Noël, ambiance…
Des couples s’embrassent dans la lumière des vitrines. Avant de ne plus rien voir, je peux toucher l’amour qu’il y a entre ces deux-là…

Le manque…
En pensant à toi, je sens mes larmes prendre l’ascenseur pour un aller simple. 3ème étage, je bloque.


Porter une frange pour (me) masquer ta perte.
Décider d’arrêter de penser à toi, mais encore mieux te rêver. "(putain d’inconscient)"


Je marche pour accompagner mes pensées et me dis que je te regretterai toute ma vie.
Je me dis que je ne regarderai jamais quelqu’un comme je t’ai regardé…
Que je n’aimerai plus personne comme je t’ai aimé.


Je me dis que je ne pourrai pas t’appeler pour te dire que je pense à toi, que je ne pourrai pas te souhaiter un joyeux Noël. Que je ne pourrai pas te serrer dans mes bras ni te dire que je t’aime.
Et que je devrai vivre avec tout ça en moi.


Je me dis aussi que cela fait tellement de temps que nous ne nous connaissons plus, que tout ce qui me manque en toi n’en fait peut-être plus partie.

 

- Envie de pleurer -


21 octobre 2007

Déraison d'aimer

Il y a mon amour ressuscité pour leMari.
Il y a que je n’accepte pas sa mort, que je ne veux pas comprendre la maladie, le geste, la violence.
Il y a le manque, la solitude, les souvenirs désormais impossibles à partager.
Il y a ma culpabilité, sournoise, insidieuse, qui ne se manifeste pas comme elle devrait, sans doute. Tout le monde a exprimé sa part de culpabilité. Tout le monde sauf moi. On ne m’en a pas laissé le temps, j’ai rationalisé tout de suite. Aujourd’hui, je dois fouiller ce qui me ronge, là où je me sens responsable, pour ensuite retrouver la raison.
Il y a les larmes désormais quotidiennes.
Il y a lui en moi. Lui que je n’ai pas connu pendant toute une année. Alors irrationnellement je peux dire (et laissez-moi le dire) que je n’ai pas été là pour lui. Et que je m’en veux.


Et voilà ma raison qui revient toujours. Fuck it. Laisse-moi me laisser aller. Laisse-moi dire n’importe quoi. Laisse-moi ressentir, laisse-moi le blues, la noirceur. Laisse-moi l’irrationnel. Laisse-moi vivre mon deuil douloureusement. Laisse-moi être pour lui ce que je n’ai pu être sa dernière année. Laisse-nous nous remettre ensemble. Une dernière fois. Après tant d’autres. Nos séparations n’avaient jamais été définitives. Sauf celle que j’ai choisie seule. Celle qu’il a choisi de transformer en irrémédiable.
Je lui avais dit, je lui avais dit. Divorcer n’aurait rien changé : si nous avions voulu nous remettre ensemble, ça n’aurait rien empêché. Nous n’avons pas divorcé. Nous aurions dû, début octobre. Mais les morts ne se présentent pas aux audiences. Peut-être il faudra que je divorce seule. Mais laissez-moi être mariée encore un peu avec lui. Pour le meilleur ou pour le pire, dans la santé et la maladie. Dans la vie et dans la mort. Il m’a associée à sa mort.


Voilà ce qu’il y a en moi. Voilà les tripes, voilà l’irrationnel. Voilà les larmes hurlantes. Voilà mon côté sombre, celui que je n’assume qu’avec moi. Par peur d’effrayer.


Et bien sûr que j’ai froid. Et bien sûr que je suis fatiguée. J’en ai assez de tout faire comme il faut. J’en ai assez. Je veux dire que je ne suis là pour personne. Parce que c’est vrai. Je ne suis là que pour un mort.

Je lui en veux. Je lui en veux de ne pas avoir réussi. De nous avoir tous donné tort.
Je pleure pour ça. Je suis triste et enragée. De l’injustice. Il ne méritait pas ça. Je pleure sur lui, pas sur moi.
Il a tué la possibilité que nous soyons amis, ou amoureux un jour de nouveau. Que nous nous retrouvions 20 ans après, comme on se le disait. 


Alors oui je vais vivre, je sais comment on fait. Mais là, non. Laissez-moi mourir un peu.

 

 

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