24 décembre 2008

Ça sent le sapin

J’aime pas les fêtes de fin d’année. J’aime pas le systématique, encore moins l’obligatoire.

J’aime pas le foie gras, le gibier, les sauces, les couverts en argent, les sapins en plastique et les crèches. J’aimais autrefois, le joyeux bordel ; aujourd’hui tout est prédéfini, à découper selon les pointillés.

Cela fait longtemps que je ne considère plus ça comme des vacances. Je ne me souviens pas ne pas avoir ressenti un grand vide à Noël. Seule parmi la foule, ma grande famille. Vide de la seule fille unique. Plus ils m’entourent plus je me sens différente.

Et puis l’an passé, l’horrible vide de son absence, du manque de lui. Les pleurs fréquents devant ceux que j’aurais choisis s’ils n’étaient pas de mon sang. Je suppose que j’y ai pleuré les années précédentes en même temps, tant qu’à faire.

J’aime le soleil d’hiver, le vent de l’océan, les confidences, les petits mots ; j’aime surtout les heures de route, refuge carossé cabossé pour mes rêveries.

Bonheurs et douleurs, émotions contradictoires, je rentrerai fatiguée.

19 novembre 2008

Let's Pacs it on

Elle est tout le temps là.

Omniprésente, maintenant.

Tout près de m’envahir.

Mais pile au moment où je m’apprête à penser « c’est peut-être trop », elle me prouve sans le vouloir qu’elle me connaît mieux que moi.

Alors bon.

Elle est tout le temps là.

Et c’est plus que bien.

27 septembre 2008

Les histoires de Q finissent molles...

 

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D'abord ce fut l’extase du premier jour du printemps. Il faisait froid mais nous avions très chaud. Comme une révélation pour nos deux corps qui se trouvaient. Une alchimie de peaux à laquelle nous avions du mal à croire. Alors nous avons souhaité la vérifier. Pas de doute possible : l’entente sexuelle n’a rien à voir avec celle des têtes ou des cœurs.

Alors ce fut l’été. Le plaisir de se retrouver n’avait d’égal que le manque. Nous étions devenus accro, chose qu’il exprimat, une nuit d’ivresse, avec de mauvais mots. Sa déclaration d’amour signifiait dépendance sexuelle. Mais certes. Elle alla de pair avec une confusion des sentiments, chacun à notre manière. Il me présenta ses amis, commença à vouloir sortir avec moi. Je commençais à y prendre goût mais finalement voulais seulement qu’il rentre, plus souvent, plus encore.

Alors ce fut l’automne. Le désir ne s’exprime plus. Les faux plans se ramassent à la pelle. Lorsqu’il daigne venir, il est fatigué. J’aime aussi dormir avec lui alors au début je pardonne. Mais en vrai ça devient grave. Parfois j’ai envie de le frapper. Tant mieux s'il n'assure plus, j'aurai moins de mal à m'en passer, me dis-je en rongeant mon frein au lieu de mordre l'oreiller.

Je pense que si les mantes religieuses bouffent les mâles après le coït c’est qu’elles n’ont pas été satisfaites.

11 septembre 2008

Je vais t’apprendre la galanterie, ptite conne

13-09-08_1903.jpgTrempée. Parce que la pluie avait décidé de rafaler pile quand je sortis du métro. Sur le chemin je me disais thanks god je n’ai pas mis un haut blanc.

Enfin j’arrivai chez moi. J’ouvris la première porte, la tins pour un homme charmant, costume gris, aussi bien coiffé que la pluie le permettait, dans mes âges (lequel ?). Il me remercia.

J’ouvris la deuxième porte, plus lourde, celle sur laquelle il y a cette vieille plaque en céramique, la tins pour lui, il me remercia.

J’ouvris la troisième, la tins pour lui, il me remercia.

Nous ouvrîmes nos boîtes aux lettres en même temps, je notai où était placée la sienne, remerciai intérieurement ma mutuelle d’avoir glissé une enveloppe aujourd’hui alors que rien n'avait été glissé dans la fente depuis plusieurs jours (...).

Puis j’appuyai pour appeler l’ascenseur. Il se glissa derrrière moi. Je lui dis alors « Il faut ENCORE que J'ouvre  la porte ?!». Il me répondit que non, c’était pour que j’entre la première dans l’ascenseur. N'importe quoi, pensé-je, c'est celui qui va le plus haut qui monte en premier, et tu sais même pas où je vais... Je pensai aussi : bien, PT, agresse-le, ce connard gentleman, et après demande toi pourquoi tu n’as pas d’amoureux.

Nous arrivâmes, et il dit « bon, je vais me faire pardonner ». Alors il sortit pour m’ouvrir la porte.. Je rougis et fis ma mignonne aussi bien que possible sous les gouttes de pluie…


En ouvrant la porte de chez moi, je me disais que finalement un haut blanc... Un concours de tshirt mouillé toute seule m’aurait peut-être permis de la lui tenir encore...

23 mai 2008

Reflux

 

Je refuse que tu joues avec cette part de moi. Que tu profites de cette faiblesse que tu considères être une force.

Je refuse que tu fasses la distinction entre l’amie et l’amante. Je crache sur la maman et la putain.

Je refuse que tu fasses tout pour que je retombe pour ensuite m’écraser quand je suis à terre.


Et je t’assure que ce que je te refuse n’est rien comparé à ce que je peux te donner.



Illustration sonore : Sharon Jones and the Dapkings – How long do I have to wait for you (Naturally)

07 octobre 2007

Strange love…

03 septembre 2007

Alarm OK

13670084e66a6f2fc4ea7427729381ef.jpgToujours pareil. Me recentrer. Me concentrer sur moi. Mais pas sur ma peine, sur le reste. Retrouver des repères, les recréer, même artificiellement. Cesser de me reposer. Accepter de me reposer sur les autres. Dresser un planning, m’y contraindre. Arrêter d’improviser,  les décisions (toujours négatives) de dernière minute. Refaire des listes. Ne pas perdre mes listes. Transformer mes grands projets en micro objectifs (coucou Mlle Wrong). Arrêter de me parler comme si j’étais mon coach.

 

Illustration: Irina Polin

Illustration sonore: Amy Winehouse - Wake up alone 

29 août 2007

Non, je ne veux pas aimer

«Je l’ai trompée pour mieux oublier à quel point j’étais sous son emprise involontaire mais elle était là.» écrivait le Mari en juillet 2006 en parlant de moi.

Est-ce qu’un jour on m’aimera simplement? Sans penser que je suis dangereuse?  Est-ce qu’un jour je cesserai de vouloir l’amour de ceux qui ne peuvent pas en donner et accepterai qu’il soit gratuit? C’est mal barré pour que je reçoive.

La carapace se reforme. Je me referme. La fille qui baise, peut-être. Devenir une qui fait payer. Je vais surtout être seule, je crois. Seule seule seule. Je n’ai pas encore connu ça vraiment.

Besoin d’hommes autour de moi. Pas de sexe forcément. Mais d’hommes.

Non, je ne veux pas être aimée

18H45 : Texto de CeluiQuiM’aime. Je ne réponds pas

19h02 : Manger. Boire. Manger

20h30 : Presque engueulade en presque live

20H35 : Boire. Manger. Boire

20h40 : Je ne me supporte plus 

20h50 : Enervement téléphonique avec un PN "light",
            mon MeilleurQu’ami, roi de la mauvaise foi

21h01 : J’en ai marre de ma puérilité

21h 03 : Coupe-maison. Carré dégradé mi-long, façon PJ’s
             style… (CeluiQuiM’aime me les caressait hier, en
             me disant qu’il les avait toujours aimés…)
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21h25 : envie de baiser pour (m’)oublier…