29 janvier 2009

Presqueux

Pour mes deux amimours flous d'amour

amimour.jpg

 

« Et le voilà tout enragé, incapable de voir clair en lui-même, tant et si bien qu’à un moment l’amour qu’il éprouvait d’elle devint pur amour de soi, de soi-même amoureux d’elle ; amour de tout ce que l’un et l’autre auraient pu être, de ce qu’ils n’étaient pas… »

Italo Calvino, Le Chevalier inexistant.

 

27 janvier 2009

Toi:




(... toi, mon tout .....)

 



Bonus track:



(oui, je sais)

17 janvier 2009

Monsieur Toi,

‘sais pas si tu te rends compte : j’ai besoin de toi autant.





Illustration sonore : Johnny Cash (with Fiona Apple) - Bridge over troubled water

(mais t'écoutes la version que tu veux)

 

08 janvier 2009

"J'aimerais te revoir"

Il y eut la joie de nous reconnaître, même changés. Les visages ouverts, les sourires sincères et les rires épanouis. L’étonnement de se retrouver malgré le rendez-vous.

Il y eut le bonheur de cette simplicité complicité. Ensemble, ressemblés, en confiance. Celle qui permet de ne pas parler, mais qui donne pourtant très envie de se dire.

Il y eut la nostalgie de nos âmes amoureuses, l’envie de nous donner encore tout ce qui semblait possible alors.

Il y eut les mains qui s’entendent, les corps qui se tendent, la douceur qui invite, les lèvres qui s’évitent.

Il y eut la douleur du passé qui rattrape le présent, le présent qui empêche l’avenir. Les rêves devenus mousse de bière, rousse et amère.

Il y eut les jolis mots, la tendresse, les larmes dans les yeux, le quai de gare ; un au-revoir qui n’était pas un adieu.


Qui était un adieu.

Illustration sonore : Adios – Jacques Higelin (Aï)

02 décembre 2008

A quel leurre je vais me coucher et autres questions sans importance...



Elle parlait de D/espoir.
Il faut bien ça pour se sentir bien: ne pas D/sirer ou espérer, n'attendre rien en somme.
Oui, ça reste sûrement la meilleure façon de ne jamais être D/çue au final.

Doit-on vraiment aimer comme si l'on n'avait jamais souffert, ou devrait-on retenir nos propres leçons (histoire de changer de schéma au lieu de nous en plaindre)? Parfois la sensation de n'avoir aucune prise sur rien, encore moins sur notre inconscient même conscientisé...)

Ma routine?
Me retrouver toujours avec D/ hommes absents, D/ "(pa)pas là", experte en non-relations je suis.
Parce que j'ai grandi sans homme à la maison, parce qu'ils sentent que je n'ai pas besoin d'eux...? Qui du père ou de la fille? Est-ce que je peux changer ça? Est-ce que j'en ai vraiment besoin?

Et comme je ne cours après personne, en général ça s'arrête.
Une fois j'ai couru après quelqu'un (mais ce fut l'exception)... comme il courait lui aussi, mais dans le sens inverse (au bout de 2 semaines quand même!), je lui ai promis de le D/aimer. ça m'a pris 4 ans, mais j'y suis arrivée...
Les fantômes, il n'y a rien de pire, ça prend ses aises, ça fout joyeusement le bordel (D/ toiles d'araignées, de la poussière en-veux-tu-en-voilà) et en plus ça s'accroche et parfois cas extrême, on le porte, comme lui son boulet + le sien, ça fait beaucoup de poids pour une seule personne et ça prend du temps à nettoyer toute cette merde...

D/ fois (parfois), il m'arrive d'être une fille bien.
Par exemple, mon meilleur amant de cette décennie, ça me ferait beaucoup de bien-bien de le "voir", mais pas à lui qui vit dans une belle-belle illusion nous concernant. Je le respecte suffisamment pour ne pas avoir envie de lui faire du mal-mal au final, en dépit de mon bien-bien immédiat, alors qu'il croit juste que je l'ai méchamment zazappé de ma vie...

Bilan:
Je suis seule (et incomprise)... ET bientôt awon(vierge)again!
(hum, je crois qu'j'ai tout captché...)


Illussonore: Que reste-il de nos amours - Henri salvador et Rosa Passos

23 novembre 2008

Te quiero, amigo*

" Ils étaient des amis qui étaient devenus amants et hésitaient sur leur allégeance la plus profonde : à cette tendresse nouvelle, un peu maladroite, ou à leur ancienne camaraderie ? Et puis il y avait les rapports sexuels : toujours bruts, tyranniques. Penser à un vieil ami en termes sexuels est un acte d’imagination radical."
(Joyce Carol Oates – La fille tatouée)


De copains sommes devenus amants en même temps qu’amis proches. Intime idée.
Et puis j’ai tout confondu. Amitié + désir = amour
(tout de suite les gros mots). Mais ç’eut été trop simple...

(...) (Ou comment ne pas rentrer dans les détails)

Aujourd'hui : rien n’a vraiment changé dans les faits. Mais dans ma tête, tout. D’amoureusité il n’est plus question. Je suis heureuse de ce que nous partageons. Et lui a l’air mieux. Parce qu’il n’a plus peur que je sois amoureuse, il se laisse aller. Il est même gentil. (Parfois) (Quand il est malade)
Mais moi je voudrais juste qu’un jour (ou peut-être pas une nuit) on puisse se voir sans se sauter dessus. Désirer nous voir plutôt que nous voir par (-ce queue son) désir.

Et je sais pertinemment que si on ne se voit pas souvent c’est que nous ne sommes pas sûrs d’en être capables.

 

* "Je te veux comme ami" ou "Je t'aime, mon ami" (d'après ma traductrice préférée que j'embrasse publiquement parce que bon.)

07 novembre 2008

Enchantiée

Une épaule pour sourire
Une bouche pour t’écouter
Des yeux pour épelucher
Des mains pour te suivre
Une échelle pour le ciel d’après

Et nos mots
nos mots
nos mots
pour nous exalter encore

Et nos peaux
nos peaux
nos peaux
pour nous galvaniser encore

Nos mots
…nous écarteler
Nos peaux
…nous écerveler.


25 octobre 2008

Toute oui

Man RayLe Violon d'Ingres, 1924.jpg



Hors du temps. De l’espace. Des normes.
Mais bien en dedans de moi.

Il m’accorde.

 

Photo : Man Ray - Le Violon d'Ingres (1924)

23 octobre 2008

Fille pas ssiante

- C’est bien, tu vas apprendre l’impatience !


(PJ - même pas ironique - to me)

 

 


Illustration sonore : Helena Noguerra - Ni trop tôt ni trop tard
(Jeanne Moreau, d'abord)

07 septembre 2008

Un pour rattraper l’autre



Alors ni remords ni regrets. Quand Jules n’est pas là, et que je me demande si c’est pour de (pas) bon et que Jim souhaite l’être, je prends. Il prend.


J’avais besoin de peau, de caresses, de légéreté. Et j’ai eu de la chance, même pas besoin de demander. Alors réfléchir sur ma foutue peur de l’abandon, sur la confusion entre mon vide et mon sexe remplis, sur tant de choses encore… ce sera pour plus tard.

Je (re)vis au présent.

 

Illustration sonore : Sunday morning - Velvet Underground

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