10 janvier 2009
Et je me demande
Il se pourrait bien que ce à quoi je me résigne
ne soit pas : ne plus aimer
mais : ne jamais être aimée comme je peux aimer.
05 janvier 2009
Toute simplement
"Dans toute connaissance, il y a un réconfort. Merci docteur."
(Joyce Carol Oates - La fille tatouée)
(moi, en larmes) - Je ne sais même pas ce qui essaie de sortir...
(madame Mapsy) - La douleur, apparemment.
Merci docteur.
12 décembre 2008
Vides et déliés
J’avance. Je fais le tri. Je fais des listes (tout doux). Je me pose, je réfléchis, j’analyse, pas trop mais là où il faut, je crois. Je vais chercher à la source. Du côté des parents, au hasard, pour comprendre ce qu’ils m’ont fait être, ce que je suis devenue malgré eux.
J’avance. Je retrouve mes vraies valeurs, mes amis de longtemps, mes envies, mes projets. Je reprends ma vie en (de bonnes) mains.
J’avance. Parce que faire attention à moi, ce n’est pas seulement me faire plaisir. C’est me rentrer dans le lard, me forcer, m’activer. Secouer ma tête comme un boggle pour remettre les choses dans l’ordre.
J’avance, je suis sur ma route. La douleur (au pied, ailleurs…) me lançait, désormais elle me pèse, me ralentit... pour mieux profiter du chemin. (J’ai toujours fait l'erreur d'accélerer quand l’effort m’était pénible, pour que ça passe plus vite, et finalement m’essouffler.)
J’avance. Et ces larmes qui me montent au cœur, j’espère qu’elles me mènent aussi là où je veux aller. Cette mélancolie me fait un peu peur, quand même.
Illustration sonore : Loane - Aimé et Je m'allège
23:07 Publié dans Presqu'en face | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vidée déliée pleine l'une, gérer désir et solitude, toujours un peu floue, un peu moins folle, douce?
07 décembre 2008
Sur un air de rien
Aller
Ce soir en traversant le même espace-temps qui m'avait vue aspirée à l'époque par un magnifique trou noir (à la mèche claire et bouclée), je me suis repassé le film de ma plus grande D/illusion. C'était il y a 5 ans, presque jour pour jour.
Il m'a fallu un moment avant de m'en rendre compte. Depuis quelques longues minutes, un relan de tristesse avait envahi mon corps fatigué. J'ai compris en apercevant le nom de la gare défiler à travers la vitre.
J'avais finalement réussi à casser cet hologramme, mais ça m'avait pris du temps. Un combat amer et difficile contre mon propre rêve d'amour indicible, au dessus des autres et destiné. Les larmes aux bords des yeux pour ce bonheur perdu, cette illusion déchue, ce vieux rêve brûlé...
Retour
(Infiniment) meilleur.
05:19 Publié dans Presqu'en face | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : ou la théorie du ying yang, la con corps danse des temps c'est plus c'que c'était!, chu crevée là..., et je dors quand mouè?, dodo...ah ben non j'ai un train^ ;), si y'a pas 15 tags c'est pas nous!, ok je vais me coucher...
04 décembre 2008
Marée cage
La route est longue qui se dresse devant moi.
Tant de choses à creuser, à fouiller tri-fouiller.
À son rêveil mon cœur a secoué les tréfonds de mon âme qui ronflaient.
Et le plus important n’est pas ce cœur qui s’est remis à battre un peu trop fort, mais bien ces secousses.
Prête je ne l’étais pas. Seulement prête à commencer de vouloir y croire. Retrouver l’amoureuse de l’amour que je fus autrefois. Mais je ne suis plus celle-là, la carapace des leurres a agi.
La peur aussi forte que l’envie. Ma psy disait angoissée de l’amour même avant.
Après avoir regardé la mort, je me dois de regarder l’amour en face. Le vide que je cherche à combler en donnant, not-amant. Et cet oubli de moi, l’amour sacrificiel. Et mes engouements pour des hommes indisponibles qui ne font que me prouver que je le suis aussi.
Il a ouvert ma carapace et je ne veux plus jamais la refermer.
Il me fallait tenter et l’être. Il me fallait foncer, même droit dans le mur, pour m’arrêter.
Je suis devant ma route. Je me prends comme seule compagne de voyage. Mes valises sont pleines mais je les ouvrirai peu à peu et lâcherai du lest. Je veux voyager légère.
‘jour, moi, la route est belle qui se dresse devant moi.
Illustration sonore : Lhasa de Sela - La marée haute (the Living road)
La tête est pleine mais le coeur n'a pas assez...
06 novembre 2008
Motive
Il faut croire que la dépression n’est pas passée. Qu’elle ne fait que s’éclipser quelques temps avant de revenir. Que je l’occulte, l’arrange tout au fond pendant que la surface jouit de la vie. Je la maudis. Je la méprise de venir gâcher mes jolis heurts.
Oh je ne suis pas dupe, je savais bien que je n’avais pas fini de creuser, fouiller, décortiquer, dépecer. Je savais aussi que mes traumatismes récents viendraient gêner ma route. Je voulais juste me reposer un peu, faire une pause de quelques mois. Débrancher le cerveau analytique. Sortir de moi un peu. Regarder les autres, être avec eux, être.
Et puis j’ai ressenti. Et c’était tellement fort, tellement doux, tellement beau que ça m’a ramenée 11 ans en arrière. Quand je n’étais pas finie, quand je prenais la vie comme elle venait la vie est belle l’amour aussi je t’aime toi que j’ai enfin trouvé mais où étais-tu je te cherchais maintenant je peux être entière. Je te dis ce que je ressens au moment où cela est. Et tu as peur ou non, et tu doutes et tu prends. Et nous y arriverons, nous franchirons les montagnes de doutes, le mal, les plaines et à la fin nous ferons une grande fête avec tous les gens qu’on aime et on leur donnera un bout de notre amour et nous vivrons heureux et finalement n’aurons pas d’enfant et puis je n’arriverai plus à tomber amoureuse de toi je dirai tu ne me corresponds plus et je te quitterai et tu essaieras de vivre sans moi et finalement tu meurs à la fin.
Je n’étais pas finie. 10 ans après j’ai cru que je l’étais.
Je ne m’empêche pas d’être heureuse, je veux l’être pleinement.
Illustration sonore : Lhasa De Sela - My name (The Living Road)
I won’t go back / The way I came
11:23 Publié dans Presqu'en face | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : un mal pour être bien, âme soeur reine, un jeudi en goisse, non vraiment fallait pas
03 novembre 2008
Mon bonheur n'a que la peau sur les os*
Toujours là. LeMari toujours là. Toujours la peine, la grande douleur, la grande injustice. Pleuré dans ses bras à lui que je ne méritais pas ça. M’y demander combien de temps encore mon bonheur serait terni. Colère pas exprimée depuis longtemps. Et ça exute quand je me suis sentie bien (trop ?).
La cicatrice encore visible, la douleur me relance alors que je marchais normalement.
Je suppose que c’est le prix à payer d’avoir voulu aller trop vite. Je suppose que je ne suis pas encore sortie de ma culpabilité.
Je ne me fais toujours pas confiance. J’ai encore en moi cette capacité à tout foutre en l’air. Cette carapacité qu’il m’aide à combattre.
Qui de nous deux devra être le plus patient ? Finalement je ne parierai pas.
Et Pauline Croze - T'es beau... pour toi, mon incomparable
J'ai peur d'oublier,
J'ai peur d'accepter,
J'ai peur des vivants,
A présent.
* Jeanne Cherhal
01 octobre 2008
Presqu'en (pleine) face
Perdu le masque perdu il n’était pas bien accroché simple élastique revenu en pleine face. Perdu le masque au fond des impressions de surface ne reste qu’à regarder la dépression en face. Perdu le masque si pratique si fragile perdu le masque protecteur le masque de verre. Perdu le masque dans lequel je me mirais cet an de malheur il s’est brisé.
17:43 Publié dans Presqu'en face | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : la tête dans l'eau, pleure puisque tu jouis moins, doublitude, je de masques, et un tuba aussi siouplé
09 septembre 2008
Chacune cherche son ψ
Elle a dit qu'elle était émue de notre rendez-vous, elle aussi.
Elle a dit qu’elle avait été témoin de notre amour.
Elle a dit « parce que vous êtes une gentille ».
Elle a dit qu’elle ne pensait pas qu’il se suiciderait, elle non plus.
Elle a dit que je devais finir mon projet pour clore cette histoire d’amour.
28 août 2008
Sentimentale en diable
"Les hommes sont tous des crétins, jusqu'à preuve du contraire.", dit le livre. Mais, bien sûr, c'est à nous de changer. À nous d'adapter notre comportement au leur. À nous de faire ou ne pas faire (le premier pas, coucher le premier soir, sucer le deuxième...), d'être ceci celle-là plutôt que nous-mêmes pour les garder.
Je suis fatiguée de ça. Fatiguée de manipuler, de stratégiser, de calculer. Mon inconscient retient déjà beaucoup. Si je dois maintenant le faire consciemment... Je resterai telle que je suis, telle que je peux me montrer, avec toutes mes défenses auto-immunes, toutes mes qualités intra mouillées. Parce que merde, si c'est le bon (même pour peu de temps), il doit me prendre comme je suis.
Alors je m'en tape. Je n'ai pas de temps à perdre. J'aurais été amoureuse 3 jours depuis la mort du Mari. 3 jours, c'est toujours ça de pris: je sais que c'est possible. À sens unique toujours.
Alors, c'est vrai, j'ai du mal à me dire, oui, je préfère maîtriser - quitte à passer pour dure - plutôt que m'enticher comme d'hab de connards invétérés, inventés juste pour ma (bonne) cause.
Je ne cherche plus, c'est fini. Je ne me montre peut-être pas très disponible, parce qu'en effet, il y a de l'amant dans l'air, il y a de la relation qui s'amplifie, et des amis mâles... qui m'aident à m'y voir plus claire. Ou encore plus floue. Mais qu'ils aillent se faire foutre, ceux qui ne comprennent pas, ceux qui ne veulent pas comprendre que je m'assume, j'assume tout de ce que je suis. Ma grande complexité intérieure autant que ma simplicité exté-rieuse. J'assume tout. Mes erreurs, les leurs, mêmes, parfois, je les comprends. Je comprends mais je n'ai pas de temps à perdre. Ca me fait de belles jambes de comprendre.
Toujours pas d'histoire qui puisse être qualifiée d'amour.
Peut-être que ça viendra quand je m'y attendrai le moins, peut-être que ça me tombera dessus sans que j'y comprenne rien (blabla).
Pour l'instant, je ne suis qu'une amante, et je donne mon amour à mes amis seulement, à mes amis d'abord. Pour l'instant je suis trop matisée pour ne pas tout contrôler, et souffrir du non contrôle.
Pour l'instant je me laisse faire, me laisse aller. Libérée et libérale.
Et je donne. Malgré tout, malgré moi, malgré lui. Je lui donne. Tout l'amour que je porte aux hommes.
La femme est le chef d'oeuvre de Dieu, surtout quand elle a le diable au corps (Alphonse Allais)
23:49 Publié dans Presqu'en face | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : un peu aigrie ce soir-là, me suis adoucie depuis, mad season ;), les hommes veulent des mars, les femmes veulent des cunis


