21 janvier 2009

Three simple words

Lui : « Je suis content que les derniers mots que je lui ai dits aient été "je t'aime", parce que je ne lui dirai plus jamais. »


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Tu me manques... Je pense à toi...


Je voulais juste te rendre tes derniers mots, mon GrandAmour.






Illustration sonore : Alex Beaupain - Pas grand chose



28 septembre 2007

Nuit trop blanche

J’étale précautionneusement le beurre allégé sur mes tartines au sésame. Ce geste, je l’ai fait il y a environ 24 heures. Au même endroit, dans la même position. Sauf que je n’ai pas dormi entre ces deux moments. Cette journée s’annonce déjà deux fois plus longue.

Aussi nébuleuse que si je m’éveillais juste. Toute cette journée sera faite de faux pas ou pas.

La nuit semble s’éterniser, comme si elle avait trouvé sa place… Je n’entends que quelques larmes de pluie faire écho au fond de la cour. Seul le ronflement de mon ordinateur envahit mon espace. J’en manque… Parfois, l’air est juste étouffant.

Est-ce le café allégé pris hier matin ? Mes soucis ? Peut-être le coca non light d’hier soir ? Ou bien, était-ce ce shot de rhum consommé du bout des lèvres ? Mes fantômes ? Soit… j’en profiterai deux fois plus même si ma vie défile dans une succession de clichés-fade out-fade in-recliché-bonjour-
il-vient-de-se-passer-4-heures…

Bref, j’applique méticuleusement ma vinaigrette "Allégée en Matière gr."(rrrrise?) sur mes quelques feuilles (de salade) de vigne. Je mange. J’avale plutôt. J'engouffre même. 'N’aime pas manger seule. Comme faire l’amour…

Je préfère nettement mes nuits blanches à mes journées noires… (je ne sas pas comment tourner cette phrase, trop connotée... I love "Black is beautiful")

Je flotte dans les airs, je n’ai ni attache, ni assise, non pas que j’en cherche, mais je me sens devenir tellement légère que je disparaîtrai à la première brise venue.

Dans 30 secondes, exactement, il sera 14h, et j'irai prendre ma douche... 

09 août 2007

Un voyage -2-

Je voudrais trouver un coin plus tranquille, je me dirige vers le port. Mais l’appel de l'océan est trop fort.

Si un jour je décide d’écrire, pour de vrai, je viendrai ici. Je viendrai fouler le sable de mes ancêtres, parce qu’ici j’écris tout le temps.

Je ne suis qu’une Parisienne en vacances, comme les autres. Sauf que je suis seule. Sauf que ma famille est là.

Je me sens vide et remplie, comme si je n’avais rien à dire. Alors je peux tout entendre et faire parler.

J’ai amené de la mus(e)ique, mais il y a tellement à écouter...

Ce doit être la sérénité. Je suis bien. Alors, parfois, par peur de l’ennui, par inquiétude parce que je me trouve un peu trop neutre, je m’invente presque des soucis. (Est-ce qu’il m’appellera? Vais-je craquer avant lui? Où en sommes-nous tous les 2?)

Il y a le vent qui balaie mes cheveux, quelques gouttes d’eau de mer parfois l’accompagnent. Je me suis parfumée à la crème solaire et au loin une voile.

Biarritz. Que j’aime et déteste. Biarritz l’été, je t’évitais. Finalement, c’est plutôt drôle. Des touristes partout, mais là où je suis posée, ils ne font que passer. Par hasard, par erreur.
 
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Je suis seule. Ça ressemble à mes premières vacances seule. Ça ressemble à la liberté alors bien sûr je râle quand je reçois un message du Mari.

J’ai besoin de ce temps de pause. De savoir ce qu’est la solitude ailleurs que dans la routine. J’ai besoin d’ici pour me retrouver, mais c’est la première fois vraiment que je m’y trouve (une place).

J’ai un pouvoir démesuré : celui d’être moi. Je ne manque de rien. La vie ne fait que me gâter. (dans tous les sens du terme?!)

Bientôt, j’aurai besoin d’ombre.

Je ne suis pas seule. Remplie de tout et de tous. Non, je n’étais pas prête pour des vacances à deux.

 
Photo: Jacques-Henri Lartigue, René, Biarritz, 1930 

29 juillet 2007

Un voyage -1-

Comme un hommage à Lib, la maman fait au-revoir, longtemps, à son homme et ses deux bambins, puis court après le train. Le papa dit à sa fille : "tu vois, maman est encore plus émue que toi. Mais tu verras, ça passe vite une semaine." Son "crapaud" de fils ajoute "oui, c'est rien une semaine dans une vie..." et pour lui-même: "C'est comme 6 mois...".
 
Moi aussi, mes parents sont là. Je n'ai jamais été aussi grande, aussi indépendante, et les voilà qui insistent pour m'accompagner à la gare. Nous n'avons pas eu le temps pour un café ou un Perrier citron. Seulement partagé quelques longues minutes de bouchons sur le périph', par 32° et la pollution qui va avec.
 
Je crois qu'ils sentent que je m'éloigne. Ce départ n'a aucune importance, mais on dirait qu'ils le vivent comme le cordon qui se couperait (couperet?)
 
Beaucoup d'amour entre nous. Beaucoup de non dits. Beaucoup de respect. Un cocon si petit que je l'ai fui. Plus ils y ont de place moins ils s'y sentent à l'aise. Ils sont livrés à eux-mêmes, je leur ai donné leur autonomie. Parfois, ils ne savent qu'en faire.
 
Le train à peine parti, elle envoie un sms "vous me manquez déjà, je vous aime". J'ai envie de pleurer de tant d'amour. Je ne sais si je supporterai ça 3 heures.
 
L'amour, je l'ai reçu inconditionnel.