05 février 2009

Mes méduses

Et les méduses reviennent. C’est l’angoisse en m’endormant, l’angoisse au réveil. Le sentiment d’avoir oublié quelque chose d’important moins la volonté de savoir quoi.
Les méduses d’On connaît la chanson apparaissent à l’écran pour signaler… le spleen, la déprime, la dépression.
Méduse… cafard des mers
Méduse… cafard... des mères…
Méduse… cafard des mères… océan…

Et j’ai voulu me faire croire qu’en restant sur le sable je serais à l’abri ?!


Illustration sonore : Mamy - Jacques Higelin (Aï)

02 février 2009

Cheer up girlz!

Prendre chair

Let the TV on. Pour avoir une présence, enfin, des sons dont je ne serais pas responsable. Je ne veux pas choisir de musique, me méfie de mes choix éventuels. Alors comme quand j’étais gamine, ado, laisser la télé en faisant mes devoirs, laisser cette présence dans mon vide unique de fille. Espérer que la fièvre ne m’emportera pas au pays des cauchemars.
Il écrit « je perds ma chère, je perds ma chair » parce qu’il maigrit à vue d’œil, à perte de vue d’elle. J’ai moi aussi beaucoup perdu quand il a décidé qu’on le perdrait. Et je ne m’étais jamais sentie aussi lourde, aussi pesante, aussi vieille. Un jour quelqu’un a remarqué que je boitais ; j’ai dit « non, je porte ma croix ». Ma croix je l’ai portée et finalement ironie du sort je l’ai boitée aussi. Et les médecins de s’arracher encore les cheveux aujourd’hui, de me dire « parfois ça ne s’explique pas » et moi de penser mais je l’explique très bien, si vous me demandiez, je vous dirais. Voulez-vous que je vous présente Madame Mapsy ? Elle a la même théorie que moi sur la chose. Culpabilité inconsciente. Rédemption par la souffrance physique. Un vrai bonheur judéo-chrétien de mes deux. Parfois je hais mon inconscient, parfois je hais mon corps qui me rappelle au désordre. Mais en vrai je les remercie de mettre mon cerveau sur la bonne voie.