12 décembre 2008
Vides et déliés
J’avance. Je fais le tri. Je fais des listes (tout doux). Je me pose, je réfléchis, j’analyse, pas trop mais là où il faut, je crois. Je vais chercher à la source. Du côté des parents, au hasard, pour comprendre ce qu’ils m’ont fait être, ce que je suis devenue malgré eux.
J’avance. Je retrouve mes vraies valeurs, mes amis de longtemps, mes envies, mes projets. Je reprends ma vie en (de bonnes) mains.
J’avance. Parce que faire attention à moi, ce n’est pas seulement me faire plaisir. C’est me rentrer dans le lard, me forcer, m’activer. Secouer ma tête comme un boggle pour remettre les choses dans l’ordre.
J’avance, je suis sur ma route. La douleur (au pied, ailleurs…) me lançait, désormais elle me pèse, me ralentit... pour mieux profiter du chemin. (J’ai toujours fait l'erreur d'accélerer quand l’effort m’était pénible, pour que ça passe plus vite, et finalement m’essouffler.)
J’avance. Et ces larmes qui me montent au cœur, j’espère qu’elles me mènent aussi là où je veux aller. Cette mélancolie me fait un peu peur, quand même.
Illustration sonore : Loane - Aimé et Je m'allège
23:07 Publié dans Presqu'en face | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vidée déliée pleine l'une, gérer désir et solitude, toujours un peu floue, un peu moins folle, douce?


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