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27 septembre 2008

Les histoires de Q finissent molles...

 

mante_religieuse_3.jpg

D'abord ce fut l’extase du premier jour du printemps. Il faisait froid mais nous avions très chaud. Comme une révélation pour nos deux corps qui se trouvaient. Une alchimie de peaux à laquelle nous avions du mal à croire. Alors nous avons souhaité la vérifier. Pas de doute possible : l’entente sexuelle n’a rien à voir avec celle des têtes ou des cœurs.

Alors ce fut l’été. Le plaisir de se retrouver n’avait d’égal que le manque. Nous étions devenus accro, chose qu’il exprimat, une nuit d’ivresse, avec de mauvais mots. Sa déclaration d’amour signifiait dépendance sexuelle. Mais certes. Elle alla de pair avec une confusion des sentiments, chacun à notre manière. Il me présenta ses amis, commença à vouloir sortir avec moi. Je commençais à y prendre goût mais finalement voulais seulement qu’il rentre, plus souvent, plus encore.

Alors ce fut l’automne. Le désir ne s’exprime plus. Les faux plans se ramassent à la pelle. Lorsqu’il daigne venir, il est fatigué. J’aime aussi dormir avec lui alors au début je pardonne. Mais en vrai ça devient grave. Parfois j’ai envie de le frapper. Tant mieux s'il n'assure plus, j'aurai moins de mal à m'en passer, me dis-je en rongeant mon frein au lieu de mordre l'oreiller.

Je pense que si les mantes religieuses bouffent les mâles après le coït c’est qu’elles n’ont pas été satisfaites.

20 septembre 2008

quand tes yeux se posent sur moi


Souvent, l’un des deux se met en mode séduction, et l’autre décide d’y répondre.
Mais parfois on ne saurait dire lequel des deux a commencé.
Alors c’est l’évidence. La simple, la douce évidence. Celle qui fait courir le cœur.

En le regardant, en le voyant me regarder (à en baisser les yeux parfois)…

Ses yeux, là, je pourrais me poser dessus longtemps.

 

 

Illustration sonore : Chet Baker - Almost blue (Let's get lost)

 

17 septembre 2008

Y'a pas d'raison

13 septembre 2008

Pourquoi faire simple quand on peut faire compli-Q?

Je suis gentille. Je n’attends pas. « Ce week-end peut-être ? ». Le week-end commence le vendredi soir, non ? Je suis patiente. J’ai très envie de lui alors je ne refuserai pas. Je suis gentille mais je ne ferai pas non plus la demande. Il s’agit juste de baiser, on va pas se compliquer la vie. Je suis gentille. La présentation à ses potes était de trop. Mais je n’ai rien dit, je suis gentille. J’ai eu peur du tournant pris et finalement c’est lui qui se montre distant. N’importe quoi ces mecs. Nan, je suis gentille. Je n’attends pas. Il est aussi simple que je suis compliquée, c’est dire. Je ne ferai pas d’histoire. Je n’attends pas. On baisera. Moins bien que d’habitude parce que je serai toujours un peu en colère. Il dira que je suis trop ironique, mordante, moqueuse. Parce que je ne suis pas toujours gentille, en fait. Je n’attends pas. Je peste. Parce que j’ai besoin, entre deux coups, que soit attisé le désir. Et que ce n’est plus le cas. Il mériterait que je ne veuille plus le voir. Que je lui foute ses pokes dans le cul jusqu’à la scirose. Mais je suis gentille*.

 

Illustration sonore : Charlotte parfois - Pour tes fesses

 

 

* Il me baise vraiment vraiment vraiment bien et je suis romantiqueue.

Con(ne)cept...


Concept n°1: manger après chaque brossage de dents

Concept n°2: manger juste avant d'aller dîner

Concept n°3: ne pas donner signe de vie à un homme qui vous a laissé un texto puis un message vocal après la 1ère nuit, alors qu'il a, lui aussi, envie de vous revoir le surlendemain.

Bilan de ma connerie: je me dis que tous les mecs flippés qu'on rencontre déteignent à force sur nous...


Et qu'heureusement, certains persévèrent, en dépit des découragements qu'on peut leur inspirer...

11 septembre 2008

Con(ne)pulsion...


Largueuse compulsive, au point de jeter la seule personne qui m'ait vraiment aimée et d'envoyer chier des roses à la seule avec laquelle j'aurais pu partager un bout de ma vie.

Indépendante compulsive, au point de repousser toute marque extérieure d'appartenance (genre, on a baisé hier, comment ça à partir de maintenant on doit se tenir la main?) et à faire pâlir ma CB parce que je refuse de me faire inviter deux fois de suite par le même homme, quitte à explorer un peu plus l'inconnu de mon compte en banque.

J'essaie de vivre comme si de rien n'était.

Peut-être pour être moins affectée.

Peut-être que je n'ai pas assez d'estime de moi pour accepter qu'on m'offre quoi que ce soit qui ne soit rendu en échange.

Peut-être parce que j'ai été éduquée à coups de "la vie est injuste ma fille", et que j'ai le cerveau bien trop lob-atomisé pour désirer que ça change.

En fait, je n'ai pas d'ambition parce que je suis fataliste parce que la vie est injuste et qu'on ne peut surtout rien y changer parce que ma mère a jeté mon géniteur parce qu'il avait fauté parce qu'un homme ne sait pas dire non et parce qu'elle n'a jamais voulu le reprendre alors qu'elle le regrette depuis presque mon âge, tout ça parce qu'elle est trop fière parce que sa mère lui a montré comment l'être parce qu'elle même ne pouvait pas faire autrement... Bref, c'est une histoire sans début.



Il serait peut-être temps de lui donner une fin...

Je vais t’apprendre la galanterie, ptite conne

13-09-08_1903.jpgTrempée. Parce que la pluie avait décidé de rafaler pile quand je sortis du métro. Sur le chemin je me disais thanks god je n’ai pas mis un haut blanc.

Enfin j’arrivai chez moi. J’ouvris la première porte, la tins pour un homme charmant, costume gris, aussi bien coiffé que la pluie le permettait, dans mes âges (lequel ?). Il me remercia.

J’ouvris la deuxième porte, plus lourde, celle sur laquelle il y a cette vieille plaque en céramique, la tins pour lui, il me remercia.

J’ouvris la troisième, la tins pour lui, il me remercia.

Nous ouvrîmes nos boîtes aux lettres en même temps, je notai où était placée la sienne, remerciai intérieurement ma mutuelle d’avoir glissé une enveloppe aujourd’hui alors que rien n'avait été glissé dans la fente depuis plusieurs jours (...).

Puis j’appuyai pour appeler l’ascenseur. Il se glissa derrrière moi. Je lui dis alors « Il faut ENCORE que J'ouvre  la porte ?!». Il me répondit que non, c’était pour que j’entre la première dans l’ascenseur. N'importe quoi, pensé-je, c'est celui qui va le plus haut qui monte en premier, et tu sais même pas où je vais... Je pensai aussi : bien, PT, agresse-le, ce connard gentleman, et après demande toi pourquoi tu n’as pas d’amoureux.

Nous arrivâmes, et il dit « bon, je vais me faire pardonner ». Alors il sortit pour m’ouvrir la porte.. Je rougis et fis ma mignonne aussi bien que possible sous les gouttes de pluie…


En ouvrant la porte de chez moi, je me disais que finalement un haut blanc... Un concours de tshirt mouillé toute seule m’aurait peut-être permis de la lui tenir encore...

09 septembre 2008

Chacune cherche son ψ

Elle a dit qu'elle était émue de notre rendez-vous, elle aussi.
Elle a dit qu’elle avait été témoin de notre amour.
Elle a dit « parce que vous êtes une gentille ».
Elle a dit qu’elle ne pensait pas qu’il se suiciderait, elle non plus.
Elle a dit que je devais finir mon projet pour clore cette histoire d’amour.

08 septembre 2008

jarivplu...

 

07 septembre 2008

Un pour rattraper l’autre



Alors ni remords ni regrets. Quand Jules n’est pas là, et que je me demande si c’est pour de (pas) bon et que Jim souhaite l’être, je prends. Il prend.


J’avais besoin de peau, de caresses, de légéreté. Et j’ai eu de la chance, même pas besoin de demander. Alors réfléchir sur ma foutue peur de l’abandon, sur la confusion entre mon vide et mon sexe remplis, sur tant de choses encore… ce sera pour plus tard.

Je (re)vis au présent.

 

Illustration sonore : Sunday morning - Velvet Underground

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