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29 mai 2008
Amant passé
Je respire pour retrouver notre odeur. Parfum de luxure haut de gamme. Il m’a serrée comme j’en avais besoin, oui. Des semaines que je tournais dans mon lit à la recherche de bras. Et il y eut les siens, oui. Il m’a donné du plaisir comme à chaque fois, oui. J’ai pu avoir 17, 5 et 30 ans aussi. J’ai ri, j’ai joui, oh oui, encore, oh oui, oui.
Mais ce soir ce n’est pas à lui que je pense.
Illustration sonore: Alanis Morissette - Can't not (Supposed former infatuation junkie)
because I cannot walk without my crutches/because I can't not/because I can't help wonder why you ask me
Fermer les yeux...
Et apercevoir la seule douceur dont j'ai besoin.
(celle de tes caresses)
10:30 Publié dans Free sons | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : putain j'ai encore 30 ans!!, trrrop bien..., bonne à baiser, ushh babe...
27 mai 2008
Écho graphie
Ce n'est pas que personne ne peut comprendre.... Mais elle... elle le ressent aussi.
14:31 Publié dans Presqu'en face | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : il est des ressemblances dont on se passerait, ça fait mal et ça fait bien
Un mot de toi…
Et je me sens replonger dans quelques envoûtants délices.
Pouvoir enfin m’oublier en ta faveur.
Mes yeux plantés dans les tiens, je suis déracinée.
Tendre chair envolée. Aimée,
Un doux moment de flottement...
01:12 Publié dans Presque trop | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : meilleur seule que pas respectée, meilleur avec toi que seule
25 mai 2008
Poupée désire
En attente. Trop en attente, sans savoir de quoi. La petite fille gâtée attend que ça lui tombe dans le bec. La petite fille gâtée s’ennuie sans cadeaux. Elle ne fera pas de liste, après tout, c’est aux autres de savoir pour elle. Pas la surprendre, non, la deviner. La petite fille pourrie dit souvent non. La petite fille se pourrit la vie parfois. Elle pense à ce jouet qui s’est cassé on ne sait pas pourquoi, on ne sait où. Elle pleure parce qu’elle était contente de l’avoir et que maintenant il va falloir en chercher un autre. Elle pleure de tous ceux qu’elle a perdus. Plus perdue qu’eux maintenant. La poupée est abîmée, elle ne parle plus désormais.Illustration sonore : Cocorosie – Candyland (La maison de mon rêve)
16:54 Publié dans Presque rien | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : coupée de son, poupée de sans, gâtée pourri(r)e, je fais que des bêtises quand j'suis pas là
23 mai 2008
Reflux
Je refuse que tu joues avec cette part de moi. Que tu profites de cette faiblesse que tu considères être une force.
Je refuse que tu fasses la distinction entre l’amie et l’amante. Je crache sur la maman et la putain.
Je refuse que tu fasses tout pour que je retombe pour ensuite m’écraser quand je suis à terre.
Et je t’assure que ce que je te refuse n’est rien comparé à ce que je peux te donner.
Illustration sonore : Sharon Jones and the Dapkings – How long do I have to wait for you (Naturally)
22 mai 2008
Tréfonds
Toujours quelques angoisses. L’excitation d’être arrivée à la ville, d’avoir mon premier chez moi, d’avoir du temps, retombe un peu. Je ne sais pas comment je pense au Mari. Je pense à lui, mais pas forcément aux causes et aux conséquences de sa mort. Parce que cela m’a assez torturée. Mais ce sera toujours là, toujours en moi, latent, m’attendant au tournant.
La reconstruction. Je me construis un nouveau corps, je le sculpte. Malgré moi. Non. À cause de cette blessure que je me suis infligée. J’en suis donc responsable. Mon corps exprime un renouvellement, une reconstruction. Et j’ai mal partout. J’ai mal partout, personne pour s’occuper de mon corps pour l’instant. Ce qui est doit être. Il se pourrait que je sois vraiment une femme fataliste. Ce qui est doit être. Tout est bien. J’accepte la mort du Mari dans cet état d’esprit-là. Mon corps se muscle pendant que je fume. Je le pourris de l’intérieur. Encore.Je ne pense plus au Mari en pensant qu’il me voit. Nous sommes séparés. Plus aucun sentiment. Je ne pleure plus. J’angoisse à la place. Je ne suis pas guérie, oh non. Me battre, abattue. Ma psy me répétait sans cesse que c’était un combat, que je menais ce combat. Contre quoi ? la dépression toujours, sans doute. Les idées morbides. L’inconfiance en la vie. La douleur.
Besoin de me créer des nouveaux repères. Ils ont tous changés. Un homme m’aimait. C’était sûr, c’était rassurant, c’était mes fondations sentimentales. Fondamentales. Tout perdu. Perdu ma part de lui. Lui en moi. L’un dans l’autre. L’une sans l’autre désormais.
Meurtrie je suis, pas meurtrière. Meurtrie, blessée, fêlée. Vidée de mes entrailles. Plaie ouverte, béante. Malgré la cicatrice. Ma première opération chirurgicale. Mon premier amour. Ai déchiré ce tendon en souvenir de toi. Masochiste.
J’ai utilisé ma force pour des choses qui me paraissent dérisoires aujourd’hui. Le travail, le quotidien. Moyens nécessaires pour retrouver des repères et continuer à vivre un semblant de vie. Ce qui était ma vie. J’ai utilisé ma force. Tout utilisé. Usé de ma force. Usée de ma force, surtout. Me suis montrée plus fragile que jamais, mais plus forte aussi. Je t’ai survécu et me demande toujours pourquoi. Comment. Je t’ai survécu, mon amour, et les larmes coulent maintenant. Comment j’ai fait ? comment je fais ?
Je t’ai survécu. Je ne sais plus si je voulais mourir avant toi. Trop tard.
Je t’ai survécu et j’ai l’impression d’être saoûle.
Je ne sais pas si tu me reconnaîtrais. Si, sans doute. Les autres oui. Ils me retrouvent, je crois, et ça leur fait plaisir. Mais toi, le fond de moi, tu le reconnais ? toi qui me connaissais si bien, si juste ? tu me connaissais au cœur.
Elle m’avait dit que tu lui disais souvent « un jour je vais me foutre en l’air ». Et c’est précisément ce que tu as fait. Tu t’es confié à l’air, jeté dans le vide pour échapper au tien, à ton trop plein, plutôt. Et j’en suis toujours triste et souffrante. À moi tu ne l’as jamais dit, et j’ai pleuré parce que c’est beau que tu m’aies protégée ainsi.
Tes photos pour ressasser le passé. Tes photos pour me rappeler que je me bats. Les miennes pour me rapprocher de la vie. Les tiennes pour me raccrocher à celle que nous avons eue en commun. Toujours cette idée que nous avons eu un enfant. Nous l’avons conçu, lui avons donné vie sans le mettre au monde. Et cet enfant me manque.
C’est moi maintenant la femme désertée. Il me manque quelque chose. Brisée. Meurtrie. Fêlée. Grave toujours au fond. Dans le fond du fond. Du fond de moi. Ce soir je ne suis là pour personne. Personne. Je ne suis là pour personne. Que pour moi. Et mon amour.
Oui, je suis fatiguée, non, je n’ai pas assez dormi. Oui il fait trop sombre maintenant. Je suis fatiguée. Ce soir je rêverai d’un câlin de toi, mon amour, de tes bras, tes grandes mains. Je prendrai un cachet, aussi.
13:39 Publié dans Presque trop | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : maso kyste, lourde et légère, sur un pied mais j'avance
19 mai 2008
Cliché
17:26 Publié dans Frrrrrrictions | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : en vrai il fait froid, y’a des moustiques, j’ai mal aux fesses et tu ris trop fort
17 mai 2008
Mais où est passée ma vie sexuelle?
20:17 Publié dans Presque pas mal | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : barry white's spirit, in the mood for...
13 mai 2008
Pieu mensonge

- J’ai du mal à dormir seul
- Moi aussi … …
Illustration sonore : Camille – Waves (Music hole)
16:13 Publié dans Frrrrrrictions | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : la vérité sort de la bouche des silences, m’en tire par omission

