30 août 2007

Me refaire en beauté

 


Ça tourne et je retourne tout ça dans ma tête et parfois je me dis que ça n’a pas de sens. Que je ferais mieux de, enfin de ne pas ______. J’ai déjà tellement perdu. Mais je dois avancer. La vie choisit, et je fais des choix aussi.

 

Je ne sais pas ce que je vais devenir parce que j’ai perdu celle que j’étais. Me reconstruire, encore et toujours. Elle a dit «mais tu es présente!». Et j’ai pleuré (fontaine un jour, fontaine toujours). Non, je ne suis pas là. Pas du tout 2 retour.

 

 

(Illustration sonore: Suzanne Vega - Caramel)

Straight up

29 août 2007

Non, je ne veux pas aimer

«Je l’ai trompée pour mieux oublier à quel point j’étais sous son emprise involontaire mais elle était là.» écrivait le Mari en juillet 2006 en parlant de moi.

Est-ce qu’un jour on m’aimera simplement? Sans penser que je suis dangereuse?  Est-ce qu’un jour je cesserai de vouloir l’amour de ceux qui ne peuvent pas en donner et accepterai qu’il soit gratuit? C’est mal barré pour que je reçoive.

La carapace se reforme. Je me referme. La fille qui baise, peut-être. Devenir une qui fait payer. Je vais surtout être seule, je crois. Seule seule seule. Je n’ai pas encore connu ça vraiment.

Besoin d’hommes autour de moi. Pas de sexe forcément. Mais d’hommes.

Non, je ne veux pas être aimée

18H45 : Texto de CeluiQuiM’aime. Je ne réponds pas

19h02 : Manger. Boire. Manger

20h30 : Presque engueulade en presque live

20H35 : Boire. Manger. Boire

20h40 : Je ne me supporte plus 

20h50 : Enervement téléphonique avec un PN "light",
            mon MeilleurQu’ami, roi de la mauvaise foi

21h01 : J’en ai marre de ma puérilité

21h 03 : Coupe-maison. Carré dégradé mi-long, façon PJ’s
             style… (CeluiQuiM’aime me les caressait hier, en
             me disant qu’il les avait toujours aimés…)
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21h25 : envie de baiser pour (m’)oublier…

28 août 2007

Moisiversaire

Il y a 10 ans aujourd’hui, nous reprenions notre amour abandonné au bord de la route quelques mois avant. Nous décidions d’essayer. Les 28 ont toujours été importants pour nous. Aujourd’hui je n’ai pas encore pleuré, la pointe fut moins présente, même si elle se manifeste depuis la fin de l’après-midi, et j’ai assuré au travail (enfin, je crois…).
Il y a 10 ans j’avais 19 ans. Je me rends compte comme je pouvais être jeune. Comme ma jeunesse est morte avec toi. Il n’y avait que toi pour connaître cette date. Je n’ai personne avec qui la célébrer.

(Je pense à il y a un an, mais beaucoup moins, forcément. Mes débuts d'amante. Je t'embrasse.)

Aujourd’hui ça sent la fin d’une histoire à laquelle je voulais croire sans y penser. Mais je ne me sens pas la force de demander à mettre les choses au clair. Alors voilà, j’avais bon.

Et j’en suis responsable autant que lui, si ce n’est plus. Morfler encore. Être vraiment seule. Reprendre une vie de célibérée active? Redevenir une fille qu’on baise?

26 août 2007

Il faisait beau ce jour-là



Il faisait beau ce jour-là. Tout comme aujourd’hui. Il faisait beau ce jour-là mais le jour de l’enterrement il faisait gris, il a plu. Et c’était mieux. L’humeur et le temps raccords.


Les deux femmes de sa vie au bord de la tombe, au bord du gouffre.


Les mains tremblantes en permanence, la fatigue extrême camouflée. Mon visage ne marque pas. Je m’attends à ce que cela me rattrape. Peut-être que quand j’irai mieux je serai couverte de rides d’un coup.
 
C’est calme. Je peux m’apaiser maintenant.

Tous les jours je pleure des sanglots de petite fille. Et si je ne pleure pas je pleurerai le lendemain. Je suis une petite fille qui a peur dans un corps de vieillarde. J’essaie, je force, parfois j’accélère l’allure, peut-être pour que le temps passe plus vite. Je ne veux que dormir mais je fais, j’agis, parce qu’il le faut, parce que c’est ainsi.
 
Dormir. Réveillez-moi dans 20 ans quand je serai heureuse, quand les enfants seront grands et le jardin fleuri.

Je vais y arriver, j’y arrive toujours. J’arrive. Je ne sais pas où mais j’arrive. Ce n’est qu’une étape. Une pause. Laissez-moi trembler.




Illustration sonore: Greg Weeks - Made (Awake like sleep)

When it's gone, it's gone...


You're a prison I can't escape
You're a decision I never make
Heard me laughing
You heard me weep and moan

Oh- when it's good, it's so, so good
When it's gone, it's gone

They say time will kill the pain
I say pain is gonna kill my time
Lord won't you save me
Or leave me alone

Cause when it's good, it's so, so good
When it's gone, it's gone
Oh- gone

I hang your picture right above my mind
Don't do anything you can't deny
I could never be your pawn

Oh- cause when it's good, it's so, so good
When it's gone, it's gone

Some drink to remember
Some to forget
Some for satisfaction
Some to regret
I hope a brighter day to you I've shown

Oh- cause when it's good, it's so, so good
And when it's gone, it's gone
When it's gone, it's gone
When it's gone, it's gone
When it's gone, Oh- it's gone

Ben Harper, When it's Good

25 août 2007

(n)ON(ne)

 Le jour où j’ai appuyé sur…

 

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Chanson au réveil: La Boîte de Jazz (Michel Jonasz)

23 août 2007

Deux (s)ans

SR est le seul à ne pas (vouloir) croire que j'ai besoin d'antidépresseurs. Il me surestime sans doute, il veut y croire pour moi. Mais ça ne suffit pas. Il voudrait que je ne sois pas en dépression, c'est ça. C'est vrai que ce serait plus sympa. (En même temps, il me verrait, il dirait comme la dernière fois que j'ai (pas) dormi chez lui à propos de mes somnifères: "finalement prends-en deux...".)

 

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La dépression fait partie du deuil. Je lis ça. "le travail de deuil dure environ deux ans" Dépression réactionnelle, ça s'appelle. Quand je l'ai reconnue, la salope, j'ai voulu la fuir. Je ne suis pas allée me réfugier sous la couette alors que c'était ma seule envie. Là, encore, c'est ça que je veux. C'est de saison remarque, les pulls en laine et les peluches sont mes amis. Me manquent les câlins. LeMari était très fort en câlins. J'avais déjà appris à vivre sans. Là je vis une relation sans câlins, sans bisous, sans tendresse. Une relation qui me correspondait. Aujourd'hui... Aujourd'hui je voudrais lui correspondre moi.

Je me fais des câlins à moi-même, je me balance d'avant en arrière comme une enfant aut(r)iste.




Illustration (uniquement) sonore: Mansfield TYA - Pour oublier je dors

(oui bon, radioblog marche pas)

Comme une caresse

 

Envie d’être touchée…

Envie de me sentir sous ta peaume...

Envie d’être aimue

 

 

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