08 juillet 2008

Terrible, indeed

medium_Sans-titre-1_68.jpgLes maux des autres... 

Ceux-là, je les ressens aussi. Sauf que la cicatrice est sur ma cheville.

 

Elle fait très très fort, très très juste parfois, la madame. On l'embrasse.

 

Illustration: Virginie Talavera 

 

03 juillet 2008

Charlie écho

 

Le concept est expliqué .

 

Oh oui bien sûr ça fait du bien de se sentir désirable, et désirée.
Oh oui c’est bon d’être libre, indépendante, célibérée, bien dans sa solitude.
Bien sûr que c’est plus simple de gérer ses amants sans sentiments (quoique).

Libre dans sa tête, et ça se voit à l’extérieur, le corps exulte, le corps attire.
Autour, des hommes.
Je m’en suis créé un idéal à partir de plusieurs.
Mon homme en kit.
En morceaux.
Jamais les mêmes en même temps, jamais tout le temps avec le même.
(ben oui, comme ça je reste libre, hein)

Et puis moi aussi je me donne par bouts.
Cul et tendresse (nan, c’est pas incompatible) avec l’un, intellect et compréhension avec l’autre.
(Je sais, j’ai fait croire qu’ils étaient douze…)

C’est bien.
C’est rien.
Rien à côté de ce que j’ai pu donner, et recevoir.
Rien à côté de ce que je peux (veux ?) au fond.
Mais pour l’instant le fond est trouble.

 

Désolée mademoiselle pour cette paraphrasie... Mais y'avait trop d'écho...
 

Entre moi

Je pleure devant les images d’Ingrid Bettancourt. Je ne sais même pas pourquoi. Fatigue, nouvelle lune, trop forcer… il ne me fallait pas grand chose pour que ça lâche. Alors voilà les sanglots longs, le chagrin d’enfant.

Ta voix qui me dit mon trésor
Tout ce temps, je n'étais pas mort
Je vivais
À l'autre bout du monde


À l’autre bout du monde, Ingrid a dit « je suis vivante, maman » et j’ai éclaté en sanglots.

Bientôt un an, mon amour. Bientôt un an. Et je sais que je suis en vie, que je vais mieux, que je me reconstruis peu à peu, sur le passé, malgré le passé, grâce au passé. Inconsciente de mon avenir qui sera terni par mon inconscient. Avec l’envie de vivre au présent, d’être présente. Mais voilà, parfois, j’ai besoin de m’effacer. De sortir un peu de ma vie, de l’activité, pour ne pas effacer, ne pas faire semblant qu’on s’habitue à tout. On vit avec. Je vis. Mais m’écrouler m’est nécessaire. M’écrouler m’est vital.

(Mon corps ne me porte pas aujourd’hui. Masser la cicatrice et laisser reposer.)